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Auteur : arcade
Article ID : 142
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Version 2.00.04
Date de publication: 11/06/2016 07:50:00
lectures : 973

Est-ce important ? Ceci a t-il un sens ?


Le yoga pour ce qu'il n'est pas

En fait, trop souvent cette pratique n'est pas vécue par le yogi en herbe pour ce qu'elle est vraiment. Et de fait, il est difficile dans ce cadre de pratiquer assidûment. Si le yoga est considéré comme un soin à un problème de santé, un mangeur de stress (dieu sait s'il en a les outils), s'il est pris comme un médicament … de fait après qu'il ait fournit ses premiers effets positifs, il devient alors superflu.

J'insiste toujours sur le fait que le yoga doit être considéré comme étant une hygiène de vie. Et non un palliatif à un soucis de santé momentané. En gros, j'entends dire trop souvent « mon kiné m'a dit qu'il fallait que je fasse du yoga » puis après j'entends « comme maintenant ça va mieux, je reprends la natation », sous entendu « je n'aurais alors plus le temps de venir au yoga ».

Il est généralement pas dit aux adhérents d'association ce qu'est réellement le yoga, car très souvent les professeurs eux mêmes ne sont pas à l'aise avec le but ultime du yoga, c'est à dire la démarche spirituelle. Ils ont peur d'être taxés de sectaire, alors que le yoga lorsqu'il est bien compris permet une ouverture saine aux religions existantes.

Mon point de vue personnel

Même si je me rapproche plus de la pensée de Jiddu Krishnamurti je respecte l'engagement dans une religion. Le yoga doit être pratiqué pour tous ses aspects positifs et non pour une partie choisie d'entre eux. Sinon, c'est le réduire à une manie ou à un problème à résoudre.

Jiddu Krishnamurti (né à Madanapalle (Andhra Pradesh) le 12 mai 1895 et décédé à Ojai (Californie) le 17 février 1986). Jiddu Krishnamurti, d'abord présenté dès son adolescence par la société théosophique de l'époque comme un messie potentiel, il a opéré un revirement un peu plus tard pour développer une thèse radicalement opposée, reposant principalement sur l'idée qu'une transformation de l'humain ne peut se faire qu'en se libérant de toute autorité. Sa conviction était qu'un tel changement devait passer par une transformation de ce qu'il appelait le « vieux cerveau conditionné de l'homme » (« mutation de la psyché ») 2 afin d'accéder à une liberté que ni les religions, ni l'athéisme, ni les idéologies politiques ne seraient capables de produire, puisque, selon lui, elles ne font que perpétuer les conditionnements (C.F. wikipedia Jiddu Krishnamurti).

Revenons au yoga lui même

Le yoga est bon pour la santé et est une prise en charge globale de l'individu par l'individu lui même. Dans toute relation, il y a les projections que fait le mental et l'ego qui discriminent, qui aiment, qui jugent, voire condamnent l'autre. Le professeur de yoga doit être au premier chef le « moins présent de la séance », car le yogi doit pouvoir se rencontrer lui même et non pas se retrouver dans une relation de dépendance ou de projection tout azimut avec le professeur. Certains professeurs de yoga disent que le professeur n'est pas déterminant dans la pratique. Car ils se vivent dans la séance comme étant un simple instrument au service de la transmission du yoga. Hormis les cas où les professeurs ont mis de côté toute la démarche spirituelle en privilégiant les « asanas », postures bonnes pour la santé  qu'ils enseignent parfois avec talent. Avec le risque qu'ils soient de fait dans une performance pour eux même, et pour les autres en les comparant, même s'ils s'en défendent. Hormis également les cas où les professeurs sont dans un jeu de compensation d'une faible estime de soi en attendant dans le regard des autres une sorte de reconnaissance, se montrant alors plus souple, plus technique, plus avancés que les autres. Cas typique où leur ego est immature, ils ont besoin d'être admirés (parfois d'être embrassés et congratulés en fin de séance).

Hormis ces cas extrêmes, le professeur par l'absence de son ego doit permettre au yogi de vivre pleinement la séance, de vivre sa présence à lui même à son ressenti. Et disons le mot, à son plaisir dans telle ou telle posture.

Cependant, il ne faut pas condamner le ou les professeurs que vous avez eu à une certaine période de votre vie, car malgrés leurs défauts ils ont cherché à vous faire avancer. Souvent ils sont sincères, mais ne se rendent pas forcément compte de leur façon d'agir. Le jugement n'est pas de notre nature et ne doit pas l'être. Les gens agissent d'une certaine manière car de toutes façons ils ne peuvent pas faire autrement. Je pense alors à la démarche de Svâmi Prajnânpad regardez donc cet article SVÂMI PRAJNÂNPAD : L'art de l'acceptation.

Un paragraphe de ce site : Svâmi Prajnânpad fait le constat suivant : « La vie n'est le plus souvent qu'une réaction en chaîne de "non". Le "non" est toujours là, l'acceptation absente… Ce refus, dit-il, est à la racine de toutes les frustrations. » Il conseille donc de renverser la vapeur et d'apprendre à dire "oui". « Il vous faut dire "oui" d'abord et en premier lieu. » Une acceptation heureuse et profondément sentie ! « Quelle que soit la situation, dès qu'elle apparaît, il faut l'accepter. N'imaginez rien d'autre. Il n'y a pas lieu d'être bouleversé. Ceci est ce qui est maintenant. » « Dites oui à tout ce qui vient. »

Cette attitude n'a rien à voir avec une résignation, une passivité, une soumission défaitiste. Elle est une attitude réaliste et positive. « Ce qui est arrivé, est arrivé », « ce qui est là, est là », et c'est de là que nous partons dit Svâmi Prajnânpad. Il ne sert à rien de se perdre en regrets, remords, récriminations, c'est du temps et de l'énergie perdue. Acceptons la réalité des choses, aussi désagréable soit-elle, et voyons si nous devons et pouvons faire quelque chose. Loin de désactiver l'énergie, l'acceptation lui donne donc une base réaliste à partir de quoi elle va pouvoir se déployer.

Combien de temps faut-il ?

Pour intégrer le yoga dans sa vie, la durée est très variable. C'est suivant l'état de santé et l'âge de l'adepte (si vous préférez élève ou adhérent) au départ. Généralement plus la personne est jeune, plus elle est souple, plus facilement elle intégrera la pratique posturale (pour ne parler que de celle là) et éprouvera cette sensation bien connue de ceux qui ont atteint cette étape de plaisir physique dans certaines postures. A partir de là, il est clair que la personne souhaite pratiquer, son corps en redemande. Attention, il y a aussi les personnes « trop souple » pour qui les postures ne sont pas assez éprouvantes, de fait elles ont aussi des difficultés à éprouver les sensations, car elles y sont trop facilement. Dans les autres cas, c'est à dire le commun des mortels, pas forcément jeune, pas forcément très souple, la personne peut souffrir et alors parfois se décourager. Or, à tous les âges on peut pratiquer, tant que les vertèbres n'ont pas été soudées par trop peu d'exercice physique.

Donc, pour éprouver les sensations, qui font que l'on souhaite pratiquer et continuer à pratiquer, la durée peut être très variable. De quelques semaines à plusieurs mois, voire une année.

Il existe un positionnement net et précis qui permet de pratiquer dans une bonne disposition d'esprit : « je sais que c'est bon pour ma santé et à tous les niveaux, je n'attends rien d'autre du yoga que de passer ce moment avec moi même, et je viens de fait régulièrement sans trop penser, sans trop analyser ce qui se passe. Je sais que c'est bon dans le fond, même si pour moi c'est un peu difficile ».

Un stage pour en savoir plus ?

Concernant la pratique elle même, il faut pratiquer et pratiquer sans relâche, dans le but de consolider tout son capital santé et spirituel (si vous en avez un), peut être aussi dans le but de s'améliorer ! Pour en savoir plus sur le yoga, je vous propose le stage n°1, qui vous invite à mieux le comprendre pour mieux le pratiquer, et pour en retirer j'espère le meilleur.

Faut il venir régulièrement et être assidu(e) ?

Oui ! Oui ! Et mille fois OUI ! Ceci est primordial surtout au début afin d'ancrer la pratique.

Bruno GUEGAN

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