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Auteur : krishnadas
Article ID : 52
Public : Default
Version 1.00.05
Date de publication: 12/05/2014 06:20:00
lectures : 1535

Jour 2

Lors d'une pratique intensive le mental, toujours le mental ...


Le mot sadhana vient du sanskrit et veut dire pratique spirituelle systématique. Vous me direz peut être mais que vient faire la spiritualité la dedans, n'est ce pas de Yoga dont il s'agit ? Je vous répondrais alors que vous frapper à la bonne porte, que si c'est pas une démarche spirituelle que vous faites en pratiquant le Yoga, c'est que vous vous voilez la face. Ou peut être que vous recherchez à effectuer les postures et les exercices respiratoires du mieux qu'il soit, que le soir vous vous remémorez vos manques et vos exploits, que souvent vous regardez votre voisin et que en secret vous rêvez de faire comme lui, voire mieux que lui. Dans ce cas vous êtes dans la compétition, que le chemin que vous croyez prendre n'est pas celui d'une sadhana. Une pratique quotidienne d'asanas et ou de pranayama et de méditation en passant par la relaxation est une sadhana à condition qu'elle rentre dans une dimension ou l'individu est pris en charge globalement et que le but recherché est de s'élever sur tous les plans, et cela en fait une pratique spirituelle. Elle vise à vous rencontrer vous et rien que vous, aucun rapport avec la compétition sportive, qui n'est en aucun cas du Yoga.

Mais revenons au mental de l'aspirant, souvent on s'attend à certaines choses, en croyant être venu dans un ashram pour devenir un enseignant incollable sur tous les points techniques des postures et de l'anatomie humaine. Parce que vous venez pour devenir professeur de Yoga. Devenir un sachant … Et donc, vous vous demandez ce qui peut bien arriver lors de ce stage d'un mois, coupé du monde, en retrait du monde. Votre mental, qui est celui qui vous envoie en permanence des images et pensées, qui est celui qui pour vous « pense » qui est vous, qui planifie votre vie, et crée votre réalité. Celui la, n'est pas plus vous que votre égo n'est vous. La sadhana nous permet de nous révéler à nous même, nous allons découvrir dans ce voyage, où rien n'est vraiment fait pour vous faire comprendre les choses d'une manière directe et mentalisée, les vraies raisons de votre venue. Avant de commencer la sadhana on est comme un lac gelé, et dans le fond, il y a des courants. Ces courants sont cachés, et d'un coup on décide de travailler sur nous même. Le lac commence à fondre lors de la sadhana, et nos vieux démons ressortent parfois brutalement. Or, c'est une étape dans la pratique, alors il faut continuer la sadhana et non désigner le Yoga comme étant le problème. Ce travail peut et doit durer longtemps. Il ne faut pas tout vouloir et tout de suite. La paix va venir et il faut faire confiance dans le processus. Ces choses qui nous limites sont dans notre subconscient, c'est pourquoi le processus est long, et les remontées d'émotions sont sur le chemin de la transformation. Or, nous sommes tous un peu pareil et notre égo cherche à nous montrer que nous sommes différents des autres. Le mental est universel et nous allons passer tous autant que les autres par des étapes similaires. Surtout, il ne faut pas se sentir coupable, le mental n'est pas nous non plus, il joue son rôle. Et comme il comprends que l'on va être observé, et peut être jugé, il réagit. Par exemple, parmi les problèmes recensés par l'expérience des anciens, nous pouvons avoir certaines idées préconçues. Comme la « méthode dont doit être transmis le Yoga », « le type de professeur que l'on devrait avoir », celui ci devrait peut être voir « l'adepte que je suis », comme « l'élève parfait ou pour le moins haut en couleur riche de possibilités », etc … Il est donc normal que la réalité soit bien différente des idées préconçues. Il faut ouvrir sont mental et laisser de côté nos à priori. Organiser une sadhana demande de l'énergie, et il ne faut pas la gâcher en écoutant les vieux démons. On rencontre ainsi la partie du mental qui ne veut pas changer, l'évolution spirituelle est longue, il faut faire confiance en son professeur et les choses se mettent en place. Dieu seul sait où nous en sommes dans l'évolution spirituelle, nous nous le savons pas, ceci est une chose difficile car notre mental cherche à contrôler le processus. Il faut rester zen et faire confiance. Il faut rester humble ceci est un point très important. Même le maître swami sivananda se considérait comme étant un étudiant éternel. Il faut s'adapter au professeur afin qu'il puisse nous enseigner son savoir et non l'inverse. Le but de la sadhana est de mettre de côté les pensées négatives. Il faut le temps également pour assimiler la formation, et souvent des tas de changements apparaissent après la sadhana à l'ashram. Ici, la pratique prouve la théorie, tant pour les asanas que pour tous les autres aspects de la sadhana et de la pratique du Yoga. Parfois une chose incomprise est sûrement rentrée dans le subconscient, il faut laisser les idées faire leur chemin. La notion de devoir peu aussi bloquer le processus, car le mental stress, il se sent observé, la partie du mental qui veut rêvasser, qui ne veut rien faire, peut aussi être un frein. Afin de sortir de ce dilemme, le mental cherche une excuse noble et donc propose d'aller s'occuper d'autre chose, de quelqu'un de chère, voire même d'un animal. Sivananda disait que notre premier devoir est de devenir quelqu'un de réalisé et donc s'aider soit même et faire une sadhana est sûrement l'un des chemins les plus sûr. En ce qui concerne les autres, c'est leur problème, vous ne pouvez pas les changer, et dans cet objectif, dans cette réflexion, il faut rentrer au plus vite en sadhana. Il faut donc commencer dès maintenant.

Voilà ce que l'on appréhende très tôt lors d'une formation de professeur de Yoga.

Mais si pour moi le parcours que je souhaite faire n'est pas d'aller dans un ashram pour y suivre une formation, mais tout simplement de pratiquer dans une association ou de prendre des cours chez un particulier ? Vais je subir des pressions de mon mental ? De mon égo ? Ce qui se voit d'une manière flagrante dans un ashram avec un séjour d'une durée suffisamment importante pour que vous ayez l'impression d'être coupé du monde, se voit bien évidement ailleurs. La question qu'il faut se poser est : est-ce que je suis toujours volontaire pour venir pratiquer, est-ce que je n'oublie pas un cours de temps en temps, suis-je régulier, est-ce que je ne me compare pas un peu aux autres ? Le mental n'aime pas être jugulé, contrôlé, il fera peut être ce qu'il faut pour éviter le travail qu'on lui force à faire en venant pratiquer régulièrement. L'égo veut exprimer son indépendance vis à vis des autres, il cherchera à ce que vous cherchiez la faille dans la pratique de votre voisin ...

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